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26ème rapport sur l’état du mal-logement en France

Le 26ème rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre, présenté le 2 février 2021, décrit et analyse les conséquences sur le mal-logement de l’irruption inattendue de la crise sanitaire, économique et sociale liée à la pandémie de Covid.

Cette situation inédite est intervenue dans un contexte de crise du logement déjà grave et bien ancrée. Dès lors, les épisodes de confinement et de couvre-feu ont reflété les inégalités de logement et remis au centre de nos vies l’importance cruciale de disposer d’un chez-soi décent.

Pour les victimes du mal-logement, auxquelles cette enquête donne la parole, rester à domicile en bidonville, dans des quartiers dégradés, en habitat indigne ou surpeuplement, représente une souffrance, pour soi et pour ses enfants, et entraîne un risque de contamination accru. Pour les plus de 300 000 personnes sans-domicile, à la rue ou dans des hébergements d’urgence plus que jamais inadaptés, la crise a suscité un bouleversement dans un système d’aide déjà fragile et sous tension, malgré la mobilisation d’acteurs publics et associatifs.

Alors que l’on aurait pu croire que cet épisode se limite à une parenthèse douloureuse, cette crise apparait de plus en plus comme porteuse de conséquences durables. Chute de la production de logements, notamment de logements sociaux, blocage des attributions Hlm, montée des impayés, accroissement de la précarité et du chômage, rupture de suivis sociaux, destructions d’emplois à venir et endettement généralisé… : l’étendue des dommages à moyen terme reste encore à qualifier mais on sait d’ores et déjà que les répercussions sociales de cette crise seront importantes.

Face à cela, les politiques publiques ont été réactives pour limiter la casse sociale, mais se contentent trop souvent de mesures conjoncturelles et insuffisantes. Alors que la crise aurait pu représenter une opportunité de changements structurels pour mettre à l’honneur la protection des plus faibles, la valorisation des services publics essentiels, la refonte des minima sociaux et la relance du Logement d’abord, le plan de relance apparaît, pour tous ces chantiers indispensables, comme une occasion manquée pour changer profondément et durablement les priorités de la puissance publique.

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#Présidentielle2017 : 5 propositions pour en finir avec la grande exclusion et le mal-logement !

Le Collectif des Associations Unies demande aux candidats de prendre 5 engagements incontournables pour en finir avec la grande exclusion par le logement :

1. ACCUEILLIR DIGNEMENT TOUTES LES PERSONNES VULNÉRABLES : PERSONNE NE DOIT ÊTRE CONTRAINT DE VIVRE À LA RUE !

  • Réaffirmer l’accueil inconditionnel des personnes en situation de vulnérabilité, quelle que soit leur situation administrative.
  • Offrir toute l’année un parc d’hébergement respectueux des libertés et de la dignité des personnes, ce qui suppose de rompre avec la gestion saisonnière de l’hébergement et d’appliquer le principe de non abandon sur l’ensemble du territoire.
  • Développer l’accès direct au logement des personnes sans abri, avec un accompagnement adapté.
  • Doubler le nombre de places en Centres d’accueil pour les demandeurs d’asile (Cada), soit + 40 000 places sur le quinquennat.
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4 janvier 2017 – Des associations de lutte contre la pauvreté entrent en campagne

Excédées par ce qu’elles estiment être des idées fausses et des stéréotypes véhiculés par les représentants politiques, une cinquantaine d’associations lancent une campagne pour les dénoncer.

Le Monde.fr avec AFP | 04.01.2017 à 15h29 • Mis à jour le 04.01.2017 à 17h44 | Par Isabelle Rey-Lefebvre

Pas moins de 51 associations de lutte contre la pauvreté et le mal-logement se sont unifiées, mercredi 4 janvier à Paris, pour interpeller ensemble les candidats à la présidentielle et lancer leur « autre campagne ». Parmi elles : ATD Quart Monde, le Secours catholique, Aurore, la Fondation Abbé Pierre, les banques alimentaires, France Terre d’asile, Médecins du monde, le Centre d’action sociale protestant et l’Armée du salut.

« Il y a chez beaucoup de politiques français, notamment les candidats à l’élection présidentielle, un déni de la réalité de la pauvreté et du mal-logement, constate Florent Gueguen, directeur général de la Fédération des acteurs de la solidarité (nouveau nom de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale). Ces sujets leur font peur et ils ont en mémoire les velléités déçues du passé : le “zéro SDF” de Lionel Jospin, lors de la campagne de 2002 ; le “plus de SDF dans la rue d’ici deux ans” de Nicolas Sarkozy, lors de celle de 2007… Dans les programmes d’aujourd’hui, les diagnostics sont erronés et les solutions inexistantes. »

Les associations critiquent dans les programmes des candidats les idées fausses sur la pauvreté, et comptent, avec leur campagne, rétablir certaines vérités. ATD Quart Monde a ainsi calculé que, dans 95 % des cas, les revenus d’une famille qui gagne le smic sont supérieurs, de 400 à 600 euros par mois, à ceux d’un ménage percevant le revenu de solidarité active (RSA), contrairement à ce que pensent 76 % des Français, selon une étude du Crédoc de 2014.

« Que les Français aient des préjugés, c’est regrettable. Que des hommes politiques de premier plan en aient aussi et parlent encore “d’assistanat”, c’est inadmissible », estime Florent Gueguen.

Les représentants des associations voient se diffuser, dans le discours politique, l’idée, pourtant fausse, que l’on aide trop les pauvres et pas assez les classes moyennes : « C’est archi-faux : 38 % des personnes reçues dans les permanences du Secours catholique n’ont pas accès au RSA, trop compliqué. C’est pourquoi nous proposons, dans l’“autre campagne”, un revenu social de base, plus simple », insiste François Soulage, porte-parole du collectif Alerte, ancien président du Secours catholique.

« Il y a une France du rejet »

« Les statistiques ne rendent pas compte de ce qu’est la vie quotidienne des personnes précaires. Et les responsables politiques ignorent, évidemment, ce que c’est que vivre à l’hôtel ou faire deux heures de trajet pour travailler – 20 % à 25 % des SDF ont un emploi – et ne mesurent pas le sentiment d’abandon des jeunes dans des quartiers qui se dégradent », analyse Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre.

« Des mesures ont été prises au cours du quinquennat de François Hollande comme la revalorisation des minima sociaux de 10 % en cinq ans, le déblocage de crédits pour l’hébergement d’urgence, passés de 1,4 à 1,8 milliard d’euros entre 2010 et 2015, poursuit M. Robert. La courbe de la pauvreté ne s’est pas cependant inversée puisque de 2004 à 2014, 800 000 personnes de plus sont passées sous le seuil de pauvreté (60 % du revenu médian), soit un total de près de 9 millions de pauvres. Les besoins croissent plus vite que les moyens alloués et nous avons besoin d’une rénovation structurelle du système de protection sociale. »

« Le système d’hébergement d’urgence ne fonctionne plus, faute de sortie vers du logement pérenne, remarque Florent Gueguen. Environ 20 000 places en centres d’hébergement pourraient se libérer si nous disposions des logements sociaux et très sociaux nécessaires. »

Autre sujet sur lequel les associations tiennent à faire entendre leur voix : l’accueil des migrants. « Beaucoup d’initiatives et une grande solidarité s’expriment sur le terrain », constate M. Soulage. « Il y a une France du rejet mais aussi une France solidaire, rassure M. Gueguen. Il faudra bien parler de régularisation des étrangers sans-papiers, traiter en particulier la question des “ni expulsables, ni régularisés” qui sont condamnés à une vie à l’hôtel ou en centre d’hébergement. Emmanuel Macron nous a d’ailleurs promis d’adopter une “position courageuse” sur ce thème. »

L’« autre campagne » commencera réellement à la fin du mois de janvier et se fera aussi sur Internet, avec la mise en place d’un site démontant les idées fausses, ou grâce à des plates-formes rassemblant les propositions des associations, et des visuels relayés sur les réseaux sociaux.

Lire aussi :   Imposer du bénévolat en échange du RSA est jugé illégal

300 000 personnes sont sans domicile en France Métropolitaine.
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